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Le multivers DC, composé d’un ensemble de Terres alternatives, propose diverses versions de notre monde où super-héros et super-vilains DC existent parallèlement, sur une fréquence vibratoire différente. Ce concept introduit dans THE FLASH #123 de 1961 (disponible dans DC COMICS ANTHOLOGIE) a permis très tôt aux auteurs d’imaginer de nouvelles origines aux personnages les plus connus, d’en simplifier d’autres, voire de créer de véritables uchronies.

Au sein de cet univers aussi riche que foisonnant, des événements éditoriaux, appelés “events”, ont régulièrement eu lieu. Ces sagas mobilisent généralement l’ensemble des personnages DC et, selon les ambitions de leurs créateurs, modifient la destinée de chacun plus ou moins profondément. Actuellement, Scott SNYDER et Greg CAPULLO, respectivement scénariste et dessinateur de la série BATMAN de 2011 à 2016 (disponible en 9 tomes, Coll. DC Renaissance), s’inscrivent parmi ces auteurs qui comptent imprimer au fer rouge leur marque sur l’univers DC tout entier à travers l’event BATMAN METAL.

En artisan patient et expérimenté, Scott SNYDER a soigneusement semé plusieurs indices narratifs dont le lecteur comprendra toute l’importance au fur et à mesure des trois tomes de BATMAN METAL. Car, depuis La Cour des Hiboux (BATMAN tome 1, Coll. DC Renaissance), les enquêtes du Chevalier Noir l’ont amené à suivre la piste de plusieurs métaux aux propriétés très particulières :
• L’électrum, dissimulé dans la dent de Dick Grayson par la Cour des Hiboux (BATMAN tomes 1 & 2, Coll. DC Renaissance).
• Le dionésium, un liquide présent dans les puits de Lazare de Ra’s al Ghul et un élément décisif dans la résurrection finale du Joker après son combat dans Le Deuil de la famille (BATMAN tome 3, Coll. DC Renaissance).
• Le prométhium qui permit à Bruce Wayne de retrouver son identité de Batman dans La Relève (BATMAN tome 9, Coll. DC Renaissance).
• Le métal N, capable de rendre son possesseur immortel ou de le doter de super-pouvoirs. Tout au long de l’event BATMAN METAL, Scott SNYDER nous entraîne à la suite de notre détective favori dont l’enquête sur ces métaux mythiques provoque, en plus d’une avalanche de révélations sur les origines de l’univers DC, la chute même du Multivers tel que nous le connaissons.

Car Batman, en réunissant un à un ces métaux ouvre un passage vers un Multivers Noir : des réalités parallèles dans lesquelles de multiples versions de Bruce Wayne, super-héros ultime confronté aux pires des mondes possibles, durent recourir aux solutions les plus extrêmes pour sauver ce qui pouvait l’être. Ainsi, selon les différentes Terres de ce Multivers Noir, Bruce Wayne s’arrogea de force le pouvoir de l’un des membres de la Ligue de Justice, se parjura, renia son propre code moral ou encore muta en une version cauchemardesque du Chevalier Noir. De fait, loin de « vilains » lambda auquel le genre a pu nous habituer, ces reflets déformés de Bruce Wayne ont tous cru bien agir au moment de sauver leur propre Terre. C’est cette loyauté envers leurs idéaux qui fait de chacun de ces antagonistes une entité à part entière, symbolisant à leur manière notre héros à une étape différente de sa croisade contre le Mal. Écumant ces Terres en perdition, le Batman Qui Rit, fusion de la personnalité de Bruce Wayne et du Joker, soit la version la plus pervertie de ces Chevaliers Noirs, rassemble son armée de Batman déchus et s’apprête à déverser ses forces via le passage récemment ouvert par «notre» Batman. Le pire est à venir… et vous n’avez encore rien vu !

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Batman Metal

Alors que les plans de Barbatos concernant Batman apparaissent au grand jour, ses agents du Multivers Noir pénètrent notre réalité et confrontent leurs membres référents de la Ligue de Justice.

Mais qui sont en réalité le Dévastateur, Red Death, la Noyée ou bien encore le Batman qui Rit, ces Chevaliers Noirs qui tous semblent être une version déformée du plus grand des justiciers, Batman ?

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