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Personnage principal de l’univers créé par Andrzej SAPKOWSKI pour sa série de romans Wiedz´min (Le Sorceleur en français, The Witcher en anglais, 1990), la réputation de Geralt de Riv a, depuis la sortie du premier jeu PC The Witcher en 2007, dépassé les frontières de sa Pologne natale pour devenir aujourd’hui le héros de l’une des licences de fantasy les plus respectées au monde.Les raisons de ce succès, d’abord littéraire (A. SAPKOWSKI est aussi connu que J.R.R. TOLKIEN dans son propre pays) avant de devenir international, tiennent en partie à la qualité de son adaptation vidéoludique par CD Projekt, studio polonais aussi talentueux que passionné par son sujet (et ô combien respectueux de sa communauté), mais avant tout au matériau d’origine développé tout au long d’une saga de cinq romans, précédés de deux recueils de nouvelles. Si les univers médiévaux fantastiques ont gagné leurs lettres de noblesse et sont devenus un genre à part entière avec des oeuvres telles Conan (Robert E. HOWARD, 1932), Le Cycle des épées (Fritz LEIBER, 1934), Elric (Michael MOORCOCK, 1961) ou encore Le Seigneur des Anneaux (1954-1955), Andrzej SAPKOWSKI soutient sans rougir la comparaison avec les auteurs de ces textes considérés aujourd’hui comme les classiques de la dark fantasy, ce genre où des héros fatigués par leurs destins épiques prennent fait et cause pour des idéaux à la morale toute relative. Ainsi, le réalisme historique qui sous-tend l’univers du Sorceleur, la complexité de ses intrigues politiques (qu’elles soient locales ou royales), le traitement psychologique de ses personnages (si caractérisés que chacun d’entre eux pourrait être le héros de sa propre série), place La Saga du Sorceleur au même plan d’importance que Les Annales de la Compagnie Noire (Glen COOK, 1984), La Mosaïque de Sarance (Guy Gavriel KAY, 1998) ou encore le très populaire Trône de Fer (G.R.R. MARTIN, 1996).Et c’est cet univers particulièrement riche que le studio CD Projekt a su transformer en succès international (cumulant à l’heure qu’il est plus de 20 millions d’exemplaires vendus de leur trilogie). Si, de l’aveu du romancier, livres et jeux vidéo développent une vision différente, on ne peut que reconnaître l’amour et le dévouement des développeurs, qui ont su s’aligner sur l’oeuvre originelle. Ainsi, CD Projekt a eu à cœur de développer, sur une période de 10 ans, une trilogie dont les événements se situent après la fin de la saga littéraire. Une trilogie centrée sur la quête de Geralt de Riv, sorceleur de son état. Pour rappel, les sorceleurs sont cette caste de chasseurs de monstres vivant en marge du commun des mortels, élevés depuis leur enfance à la maîtrise des techniques martiales, à l’étude du folklore étendu des mythes et légendes ainsi qu’à la confection d’élixirs et autres bombes artisanales. Ces spécialistes, plus mutants qu’humains, vivent des contrats qu’on leur confie pour débarrasser villes et villages de leurs monstres. Mais ce n’est que contraint et forcé qu’un bourgmestre ira contracter leurs services tant leur contact dégoûte ou inquiète. Ainsi les cocatrix, griffons, basilics, spectres, célicoles et autres noyeurs constituent le menu quotidien du sorceleur. Mais plus qu’une simple chasse au monstre nuisible, le récit présenté dans cet album porte une tout autre ambition…Après avoir retrouvé la mémoire et déjoué le plan ourdi par le mage Azar Javed et le sinistre Professeur, plan visant à s’emparer des secrets de Kaer Mohren avec l’aide des sbires de la Salamandre (The Witcher – 2007), puis défait le complot l’accusant du meurtre du roi Foltest sur fond d’invasion nilfgaardienne des royaumes du nord (The Witcher 2: Assassins of Kings – 2011), notre Loup Blanc part à la recherche de sa fille adoptive, la jeune Ciri, pourchassée pour ses pouvoirs par la Traque Sauvage, une horde de guerriers fantomatiques (The Witcher 3: The Wild Hunt – 2015). Suite directe de l’une des possibles fins de The Witcher 3, le lecteur retrouve au début de ce récit Geralt et Ciri, qui l’accompagne désormais sur la Voie empruntée par tous les sorceleurs. L’occasion parfaite d’étendre l’expérience du jeu, certes, mais également de donner une suite à l’une des nouvelles fondatrices de La Saga du Sorceleur, mettant en scène un certain roi témérien, sa sœur et l’“enfant” née de cette union interdite.Aussi, romans et jeux vidéo trouvent dans cette bande dessinée, imaginée entre autres par Borys PUGACZ‑MURASZKIEWICZ et Karolina STACHYRA*, deux des scénaristes de The Witcher 3, le complément parfait capable de satisfaire les lecteurs comme les joueurs. En attendant une adaptation sur petit écran prévue prochainement sur Netflix…

 

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 The Witcher : la malédiction des corbeaux

Après avoir survécu à la Chasse Sauvage et sauvé le monde d’un hiver éternel, Geralt de Riv poursuit la formation de sa protégée, Ciri, au rude métier de Sorceleur. Sur la piste d’une strige terrorisant les environs de Novigrad, l’apprentie chasseuse de monstres cherche à en savoir toujours plus sur la créature. Au fil des haltes jusqu’à la capitale rédanienne, Geralt lui révèle les détails de sa dernière rencontre avec une strige du côté de Wyzima, un combat qui faillit lui coûter la vie.
(Contenu : The Witcher Volume 3: Curse of Crows)

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