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Brian Wood est le scénariste de  THE NEW YORK FOUR, mais également de nombreux autres récits, comme DMZ, ou Northlanders. Il revient sur l’écriture de son récit : THE NEW YORK FOUR

J’ai toujours adoré la littérature à destination des jeunes adultes. Ado, j’étais un lecteur vorace et beaucoup de mes souvenirs d’enfance sont liés à ces lectures. Je lisais absolument tout ce qui me tombait sous la main, même ce qui était étiqueté « pour filles » : Harriet la petite espionne, La Petite Maison dans la prairie, ou les romans de Judy BLOOM. Je ne voyais pas de distinction entre ces histoires et d’autres dites plus « masculines ». Je ne leur attribuais pas de genre particulier et ma mère non plus, ce qui est tout à son honneur. J’ai beaucoup de respect pour ce type de littérature et je suis d’avis que les jeunes doivent lire un maximum de récits sur papier. Je voulais contribuer à ça et, aujourd’hui, j’en suis toujours aussi fier. En 2006, DC Comics a tenté de lancer une ligne de comics à destination des jeunes filles, des pré-ados si l’on peut dire. Cette collection s’appelait Minx.

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L’éditrice Shelly BOND, en charge du projet, m’avait alors contacté pour savoir si écrire un récit situé exclusivement à New York m’intéresserait. Bien évidemment, j’étais intéressé. J’ai tout de suite pensé à Ryan KELLY pour le dessin. Nous venions tout juste de terminer Local1 . La trame de l’histoire m’est venue très rapidement : quatre élèves de première année fraîchement arrivés dans la grande ville allaient chercher à surmonter les petites épreuves du quotidien que les ados de cet âge-là rencontrent. À ce moment-là, j’écrivais deux autres récits, plus adultes – un sur la guerre et un autre sur les Vikings – mais THE NEW YORK FOUR avait pourtant tout son sens. Durant les deux années qui ont suivi, tout s’est déroulé sans problème. Même lorsque nous avons enchaîné avec THE NEW YORK FIVE.

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Ces deux livres, désormais réunis en un seul et même volume, font partie de mes meilleurs travaux. J’en suis très fer Ryan et moi avons toujours considéré Shelly BOND comme le troisième créateur non officiel de ce livre, pas seulement parce qu’elle fut à l’origine de la commande, mais surtout parce qu’elle fut d’un soutien incroyable, y compris pour la suite. Alors que nous étions en pleine réalisation de THE NEW YORK FIVE, on nous a demandé de passer de cinq à quatre épisodes. Nous avions déjà terminé le premier et le script du deuxième était bouclé. Shelly s’est alors lancée dans des coupes, elle a bougé des pages, changé des scènes de place, déplacé certains éléments pour les mettre dans un autre épisode, et ainsi de suite. Ça lui a pris une bonne heure, et ça ne nous a pas seulement permis de faire rentrer l’histoire dans un espace plus restreint, ça l’a aussi rendue meilleure. Au final, Minx s’est arrêtée, mais je suis convaincu que l’idée d’une ligne comics pour adolescentes est un concept à développer. Je n’ai qu’à regarder ma fille rentrer chaque semaine de la bibliothèque avec une douzaine de livres sous le bras pour en avoir la confirmation. La lecture est un élément crucial à cette étape de leur vie. Elle est comme j’étais à son âge. Elle est ce qui me pousse à poursuivre l’écriture de ce genre de récits, et ce qui m’a poussé à collaborer avec Dark Horse et Ryan sur cette nouvelle édition. Lorsque je la feuillette, les mots « fun », « espoir », « enthousiasme » et « joie » me viennent à l’esprit. Toutes ces émotions que j’ai ressenties à l’écriture de cette histoire et que je ressens depuis que je suis en âge de lire. J’espère sincèrement que les jeunes lecteurs d’aujourd’hui ressentent la même chose.

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The New York Four

La brillante et timide Riley est sur le point de faire son entrée à la prestigieuse université de New York, à Manhattan. Bien qu’elle ait toujours vécu à Brooklyn, c’est un tout nouveau départ que prend la jeune fille. Sa rencontre avec Marissa, citadine décontractée, Lona, sombre et quelque peu lunatique, et Ren, les pieds scotchés à son skate, font de cette première expérience une véritable aventure. Mais bientôt, les petits problèmes du quotidien estompent l’euphorie des premiers temps. Conflits de famille, colocation animée, difficultés scolaires et peines de coeur. L’amitié naissante du groupe survivra-t-elle à la découverte de la vie d’adulte ?

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