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Morgan SPURLOCK est réalisateur de documentaires, producteur de télévision et scénariste américain. Principalement connu pour son film nominé aux Academy Awards : Super Size Me, il est également à l’origine de l’adaptation du roman récompensé par le New York Times : Freakonomics

Il n’y a pas eu de guerre sur le sol américain depuis plus de 145 ans. On a été mis à distance et protégés de la peur et des horreurs de la guerre, et particulièrement de la possibilité d’en avoir une dans notre propre arrière-cour. Quand vous rentrerez chez vous, ce soir, mettez une de nos quatre grandes chaînes d’information et voyez comment elles couvrent toutes les luttes actuelles au-delà de nos frontières. Aux États-Unis, nous avons aidé au soutien et à la création d’un gouvernement et d’une machine médiatique qui nous a mis dans une bulle, a renforcé une vision xénophobe du monde et mis tous nos problèmes « loin des yeux et loin du coeur ». Mais tout cela s’arrête dans DMZ, et je trouve que c’est l’aspect le plus courageux et le plus important de cette série révolutionnaire.

Des insurgés, des attentats-suicides, des États avec la bombe nucléaire Voilà tous les scénarios affolants que l’on trouve sur toutes les Unes des journaux, mais entre les mains de Brian WOOD et Riccardo BURCHIELLI,
ils deviennent quelque chose d’encore plus effrayant. Des nations rebelles, des dictateurs déclarés, des entreprises privées et des mercenaires sans coeur trouvent tous une place dans les pages de DMZ. Ils nous ouvrent les yeux et les oreilles sur des événements qui, bien que fictions dans les cadres de cette création unique, sont les maillons des chaînes de notre existence globale.
Chaque histoire, chaque personnage et chaque page est indéniablement lié au monde dans lequel nous vivons, et pour moi, c’est le plus grand triomphe de DMZ. Il serait facile de vivre avec des oeillères pour nous protéger des ignobles vérités qui, à ce jour, envoient toujours des hommes et des femmes se battre de l’autre côté de l’océan. Des soldats qui, paraît-il, se battent « là-bas » pour qu’on n’ait pas à se battre ici. Au moment où cette BD sortira, plus de 2 000 000 d’américains auront combattu en Irak ou en Afghanistan… un nombre qui rend les histoires de DMZ d’autant plus terrifiantes, d’autant plus plausibles et réalistes.

Le rôle de ces albums, et particulièrement des épisodes que vous allez lire, est de poser la question de l’influence et de la force de l’espoir DMZ, comme notre propre monde, a été éclipsé par la croyance que certains hommes et femmes, si on leur en donne l’occasion, pourront changer le cours de l’histoire humaine. Ils régleront les torts qui les auront précédés et dégageront la voie vers l’harmonie. Les citoyens placent leurs espoirs en ces gens et, à présent que la tension monte sur la scène mondiale, nous attendons tous de voir s’ils surmonteront le défi ou si Icare chutera au sol.
En lisant « No Future » et « Coeurs et esprits », vous ferez nécessairement le parallèle avec des questions de votre propre vie, mais surtout, j’espère du fond du coeur que, d’une certaine façon, vous commencerez vraiment à y trouver des réponses.

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Suite au regain de violence provoqué par l’affaire Trustwell, le gouvernement américain décide qu’il est temps pour la DMZ d’élire son ambassadeur.

Face aux candidats officiels, un homme, Parco Delgado, s’avance comme la « voix du peuple » et, avec le soutien de Matty Roth, débute sa campagne. Un cessez-le-feu de quatre semaines est déclaré, période durant laquelle les médias tentent de lever le voile sur le passé du candidat importun. Au même moment, Madeleine Mastro, la mère du jeune photographe, fait son apparition dans la DMZ.

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