fbpx

Mes premiers essais de couverture s’inspiraient de la tradition des posters de films type thriller et espionnage : des personnages en pleine course, flingue à la main, une ombre mystérieuse planant au-dessus d’eux. Mais plus je m’imprégnais du scénario, plus je décelais que le véritable personnage du récit n’était autre que le gouvernement lui-même. J’ai compris que si je parvenais à faire passer ce message en couverture, le visuel serait beaucoup plus marquant que n’importe quelle illustration mettant en scène des protagonistes humains.

homeland

Illustration de la couverture d’Homeland Directive: La menace Intérieure

Le concept final est assez simple en réalité : combiner le symbole d’une autorité officielle avec un symbole de mort ou de danger. L’antique Maison-Blanche, surmontée d’un drapeau flottant fièrement au-dessus, et avec, pour toute fondation, un crâne enchevêtré dans ses racines me semblait être l’image parfaite pour capturer l’essence du récit de Robert. Je voulais que mon visuel donne à la Maison- Blanche une apparence la plus simple et la plus pure possible, proche de l’idée que s’en ferait un enfant. J’ai donc dessiné le bâtiment à main levée, et je l’ai colorisé très simplement sous Photoshop. La sobriété du trait et de la couleur ont tout de suite donné le ton que je recherchais. La réalisation du crâne a représenté le gros du travail.

homeland directive
homeland

Il devait être menaçant et créer autant de contraste que possible avec la Maison-Blanche. Conscient du niveau de détails nécessaire à cet effet, j’ai peint le crâne à l’acrylique, quasiment à taille réelle, puis j’ai retravaillé les couleurs de l’ensemble du dessin, Maison-Blanche incluse, sous Photoshop. Le drapeau, c’était la touche finale. Alors que, de bas en haut, on passe d’une vision réaliste et sale à une approche naïve et éthérée, on termine avec ce drapeau qui tient plus du concept pictural que de l’objet réaliste. Je voulais que le drapeau soit 100% symbolique, aussi, non seulement j’ai pensé qu’une version entièrement numérique convenait parfaitement, mais elle me permettait également de poursuivre ce que j’avais débuté avec la création des personnages : me servir de techniques graphiques expérimentales comme supports narratifs.

Mike Huddleston

Plus d'articles