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Étudiez l’histoire du monde, plongez-vous dans la philosophie, la psychologie et la sociologie, explorez l’infinie variété des choses humaines, vous ne découvrirez qu’une seule Vérité. Une Vérité Indéniable qu’aucun argument ne vient contrer, dont aucune subjectivité subtile ne vient étayer l’existence d’un quelconque contraire. Et cette Vérité est : LE SEXE VEND.

Toutes mes excuses si vous vous attendiez à quelque chose d’un poil plus profond.

LE SEXE VEND. En capitales, peut-être en souligné et en italique pour un meilleur effet, avec une légère graisse. LE SEXE VEND.

Qu’importe que nous parlions de télévision, de cinéma, de barres chocolatées ou de la Bible. Une jolie fille vendra toujours mieux ce que vous voulez vendre. Même pour un objet à l’apparence simple et austère, une jolie présentatrice donnera toujours un coup de pouce à votre difficile entreprise.


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Oui, l’apparence compte, c’est affreux. La vie est dure. Mettez un casque. Vous pouvez toujours vous débattre et résister, ce ne sera pas moins vrai pour autant, ni plus facile à éviter. Si vous utilisez un bel emballage, les gens seront davantage enclins à le choisir, au détriment de quelque chose qui flatte moins leur regard.

Ce qui nous amène au livre que vous tiendrez entre les mains. Son sujet ? Un domaine hautement spécialisé dans une industrie qui l’est déjà bien assez : les couvertures de comic books. Mais faites donc un pas de plus dans le Théâtre du Bizarre, puisque l’ouvrage traite d’un domaine encore plus pointu : les couvertures dont les femmes sont le sujet.

Ce volume magnifique évoque le travail de nombreux dessinateurs au fil des précédentes décennies, luttant tous afin de s’assurer que les histoires de DC Comics soient enveloppées dans un emballage plus beau que celui des autres productions du marché.

Ma théorie sur les couvertures de comic books est la suivante : c’est la dernière ligne de publicité, et la première ligne de la narration. C’est l’endroit où le relais passe des mains de ceux qui vendent aux mains de ceux qui racontent. Une bonne couverture ne fait qu’une seule chose, elle vous conduit à prendre l’exemplaire sur le présentoir et à dire : « Ooh ! Je me demande de quoi ÇA parle ! » Tout ce qu’un bon dessinateur de couverture peut faire pour vous amener à prendre l’histoire qu’il… euh… « recouvre » (je me rends compte qu’on n’a pas de mot précis pour ça), il le fera.

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Et il faut faire ce que l’on fait de mieux. Si vous êtes, par exemple, Bernie Wrightson, Maître du Macabre, vous dessinez des morts particulièrement actifs, investis dans la tâche d’enquiquiner les vivants. Si vous êtes MOI, vous vous débattez dans les complexités sans fin du dessin, et par l’étrange alchimie du lycra, les responsables éditoriaux et les directeurs artistiques décideront que ce que VOUS faites le mieux, c’est dessiner des femmes. Abraham Lincoln a dit un jour : « Qui que vous soyez, soyez bon. » Je suis persuadé qu’il ne parlait pas de la découpe dans le costume de Power Girl, mais quand je déplie un billet de cinq dollars, j’aime à penser que ce bon vieil Abe me le dit à moi.

Vous devez vous dire : « Vraiment, faire carrière comme dessinateur de femmes sur les couvertures des comic books, c’est impossible !!! » Non seulement une telle spécialisation existe, mais en plus, nous sommes quelques-uns à avoir évité le chômage en l’exerçant. Je le sais, je fais partie de ceux qui pratiquent cette merveilleuse occupation. « Et tu gagnes ta vie ? », me demande-t-on souvent. Arrêtez-vous au manoir, un de ces jours, je demanderai aux gardiens de bien vouloir vous faire passer le pont, afin que nous en discutions autour de cocktails et de cigares cubains, sous la véranda. Assurez-vous de vous faire connaître, sinon je devrai lâcher les chiens.

 

Préface, d’Adam Hughes

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DC Covergirls se consacre à la femme, qu’elle ait la puissance d’une déesse (Wonder Woman), la volonté d’une héroïne (Supergirl) ou le charme d’une séductrice (Catwoman). Toutes ces facettes, sublimées par les nombreux artistes et scénaristes de la ligne DC Comics à travers les décennies, racontent l’amour que la maison d’édition porte aux personnages féminins. Aux commandes de cet ouvrage, Louise SIMONSON, scénariste et éditrice légendaire (Uncanny X-Men, Superman etc.) qui vécut en direct la grande histoire des comics.

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