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A l’occasion de la parution de l’ouvrage CoverGirls, on vous propose de découvrir une petite partie de l’introduction revenant sur le concept même des COVERGIRLS !

DES PULPS

Les « covergirls », silhouettes féminines attirantes, débutent sur les couvertures de magazines. Paraissant sur les revues de mode et de travaux pratiques de la fin du xxe siècle, elles sont tout d’abord destinées aux lectrices. Mais ailleurs, des images souvent moins innocentes sont faites à l’attention des hommes.

Avant la Première Guerre mondiale, les dime novels, fascicules d’aventures peu coûteux, le plus souvent pour les enfants, se transforment en pulp magazines, des anthologies plus épaisses publiées pour une tranche d’âge plus adulte. La popularité des pulps croît lentement mais sûrement, jusqu’à la Grande Dépression.

Dans les kiosques à journaux des années 1930, les covergirls, bien souvent en danger et fort peu vêtues, vendent des aventures en tous genres : western, horreur, fantasy, science-fiction, policier et même sentimental. Certains pulps vont même jusqu’à publier des bandes dessinées avant l’heure. Sally the Sleuth met en scène une enquêtrice, la première héroïne de bande dessinée d’aventures en Amérique. Apparue dans Spicy Detective en 1934, c’est une bagarreuse dans les pages intérieures, mais sur la couverture, c’est une demoiselle en détresse.

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Selon le raisonnement des éditeurs, les lecteurs n’avaient pas besoin de connaître Sally, du moment qu’ils prenaient l’exemplaire. Une autre jolie nana suffirait à vendre le numéro suivant.

Pour l’essentiel, les premiers comic books sont des anthologies d’aventures en images, dont les couvertures renvoient à leurs origines pulps. Harry Donenfeld, imprimeur devenu éditeur, publiait des pulps depuis environ dix ans quand il s’est mis à la bande dessinée, devenant ainsi le propriétaire de Detective Comics.

Avec l’émergence des super-héros, les anthologies, formatées sur le modèle des pulps, se consacrent bientôt aux exploits d’un seul personnage. Les héros gagnent rapidement des séries qui leur sont consacrées en exclusivité. Dans cette nouvelle donne, le rôle des covergirls devient plus complexe.

… AUX COMIC BOOKS

Une covergirl de comics doit interpeller, bien évidemment. Mais elle doit aussi indiquer son caractère, son passé. Elle doit vous donner envie de prendre l’exemplaire, mais également de connaître son histoire.

À l’origine, les covergirls sont les enfants des auteurs, un concept prenant corps grâce aux talents de scénaristes, de dessinateurs et de responsables éditoriaux. Les comic books jouant souvent sur les symboles visuels, les héroïnes disposent d’une plastique idéalisée, reflétant les préférences culturelles de leur temps. (Quelle idée de créer des personnages imaginaires s’ils ne sont pas magnifiques ?)

Ces corps parfaits sont costumés afin de susciter des réponses intuitives. Les histoires étant souvent des contes moraux, des sagas opposant le bien au mal et peuplées d’archétypes identifiables, les personnages sont façonnés afin d’accueillir ces motifs universels, de sorte que les lecteurs sont capables de reconnaître les protagonistes au premier regard.

Les gentils se présentent bien, les méchants ont l’air maléfique. Les noms et les accessoires indiquent de quel côté ils se trouvent, le lecteur sachant à quoi s’attendre. Le costume rouge, blanc et bleu de Wonder Woman, avec son aigle doré stylisé, évoque le drapeau et les valeurs américains. Ouais, c’est une héroïne ! A contrario, la tenue de Catwoman, avec son masque à oreilles et sa cape verte, imite celle de Batman, mais le fouet qu’elle manie nous dit tout de suite qu’elle ne fait pas partie des gentils.

Ces covergirls dépassent donc le statut de symboles et d’accroches visuelles. Elles sont des personnages mythiques, des icônes du bien, du mal, de la lumière et de l’obscurité, ainsi que de la vaste zone d’ombre qui les sépare. Les conflits sociaux et moraux sont bien tracés, car une case de bande dessinée vaut mieux qu’un long discours. De bien des manières, les actions de nos covergirls reflètent la conscience sociale et les dilemmes éthiques de leur époque.

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DC Covergirls se consacre à la femme, qu’elle ait la puissance d’une déesse (Wonder Woman), la volonté d’une héroïne (Supergirl) ou le charme d’une séductrice (Catwoman). Toutes ces facettes, sublimées par les nombreux artistes et scénaristes de la ligne DC Comics à travers les décennies, racontent l’amour que la maison d’édition porte aux personnages féminins. Aux commandes de cet ouvrage, Louise SIMONSON, scénariste et éditrice légendaire (Uncanny X-Men, Superman etc.) qui vécut en direct la grande histoire des comics.

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