La saga FLASHPOINT est la plus importante que DC Comics ait publiée depuis CRISIS ON INFINITE EARTHS, en 1986, car tout comme sa glorieuse aînée, elle redéfinit en 2011, et de fond en comble, l’univers des super-héros DC.


Le catalyseur de ce changement n’est autre que Flash, l’homme le plus rapide du monde, alias Barry Allen, policier scientifique de Central City. Le choix n’est pas anodin puisque sa création en 1956, sous les bons auspices du responsable éditorial Julius SCHWARTZ et des auteurs Bob KANIGHER et Carmine INFANTINO, avait alors lancé un nouvel âge héroïque qui avait vu le lancement, entre autres, de nouvelles versions de Green Lantern, Atom, Hawkman et la fondation de la Ligue de Justice d’Amérique, groupe qui les rassemblait. De plus, Julius SCHWARTZ et le scénariste Gardner FOX avaient également introduit dans The Flash #123 (1961) le concept d’univers alternatifs : Barry Allen y rencontrait ainsi son prédécesseur, Jay Garrick, le Flash des années 1940.

Peu après, la Ligue de Justice fit équipe avec la Société de Justice (JSA en anglais pour Justice Society of America), groupe qui officiait durant la Seconde Guerre mondiale. Pour expliquer les différentes générations de héros, FOX et SCHWARTZ utilisaient les Terres parallèles : la Ligue de Justice vivait sur « Terre-Un » et la Société de Justice sur « Terre-2 ». Jusqu’en 1986, ce Multivers, composé de nombreuses autres Terres, fut la structure autour de laquelle s’articulaient les séries DC Comics. Mais, au sortir de CRISIS ON INFINITE EARTHS, réalisé par Marv WOLFMAN et George PÉREZ, l’univers DC fut réduit à une seule Terre, les héros des années 1940 et 1960 y vivant de concert. C’est cette époque, allant de 1986 à 2011, que nous avons choisi de nommer période “Classique”. Pourtant, dans les années 2000, au fur et à mesure de grandes sagas réunissant tous les personnages DC (comme INFINITE CRISIS, 52 ou FINAL CRISIS), réapparurent les Terres parallèles.

Et en 2011, les responsables de DC Comics, Dan DIDIO, Geoff JOHNS et Jim LEE, décidèrent de frapper un grand coup en redémarrant toutes les séries DC au numéro 1. Pour signifier ce passage vers la période « Renaissance » (ou New 52 en anglais), Geoff JOHNS et le dessinateur Andy KUBERT réalisèrent FLASHPOINT, qui voit Barry Allen servir de lien entre les deux lignes temporelles.
Comme à l’époque de Crisis, de nouveaux héros issus d’autre pans de l’éditeur font leur apparition : c’est ainsi que les héros DC traditionnels (Superman, Batman, Cyborg…) font désormais équipe avec les personnages plus ésotériques du label Vertigo (comme Shade) ou les mercenaires surhumains du label Wildstorm (au premier rang desquels Grifter).

Comme vous allez le découvrir, l’univers de FLASHPOINT utilise des versions alternatives, déformées et surprenantes qui, aux États-Unis, ont eu droit à différentes mini-séries publiées en parallèle de cette série-mère. Mais FLASHPOINT est également un récit intimiste qui propose d’ausculter le grand drame de la vie de Flash : à savoir, la mort de sa mère lorsqu’il était enfant. C’est cet événement tragique qui trouve un écho dans la dégradation progressive de l’univers DC et les versions plus dures et sombres de Batman, Wonder Woman et Aquaman. L’héroïsme latent de ses personnages suffira-t-il à sauver le monde de l’Apocalypse ?
C’est ce que ce récit aux nombreux rebondissements va s’empresser de vous révéler… en un éclair !

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Flashpoint

Il protège les innocents et combat le Mal sous l’identité du Flash. Il est l’homme le plus rapide du monde. Du moins, c’est ce qu’il était avant que le monde bascule inexplicablement dans une autre dimension. Désormais, Aquaman et Wonder Woman s’y livrent une guerre sans merci, le célèbre Chevalier Noir est loin d’être un justicier exemplaire et personne n’a encore entendu parler de Superman… Dans cette nouvelle vie, Barry Allen n’est qu’un homme comme les autres, seul et impuissant.

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