Wonder Woman a été réinterprétée et réinventée d’innombrables fois depuis ses débuts en 1942, et Absolute Wonder Woman est une réécriture complète de l’histoire et de la mythologie du personnage !
Si vous n’avez pas encore entendu parler du nouvel Univers Absolute, en voici les grandes lignes : Darkseid est mort et a créé une déchirure dans l’univers, ouvrant une fenêtre sur un monde radicalement différent où les héros que l’on connaît, Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern et même Martian Manhunter, sont des versions alternatives d’eux-mêmes.

L’Univers Absolute offre aux équipes créatives, toutes aussi prestigieuses les unes que les autres, l’opportunité de prendre des risques avec les personnages qu’elles réinventent. C’est pourquoi les personnages de l’Univers Absolute ont un look différent. Il ne s’agit pas de mini-séries, mais de nouvelles portes d’entrée pour les nouveaux lecteurs, ou d’une nouvelle manière de (re)découvrir les personnages que nous connaissons tous pour les plus expérimentés.
Mais revenons à nos Pégases et à Absolute Wonder Woman. À travers toutes ses incarnations, Wonder Woman a toujours mêlé des éléments narratifs mythologiques issus de la Grèce antique aux préoccupations de notre époque contemporaine. Wonder Woman incarne la preuve de ce qui a changé, mais aussi de ce qui n’a pas changé, dans notre manière de raconter des histoires et dans les héros que nous admirons.

Dans ce même esprit, la scénariste Kelly Thompson et l’artiste Hayden Sherman apportent une nouvelle approche aux racines de Diana dans la mythologie et la culture grecques avec Absolute Wonder Woman. Cela offre une réflexion sur la façon dont Wonder Woman représente une version améliorée de ce que nous sommes et d’où nous venons. Ce qui rend cette version encore plus fascinante, c’est que Diana n’a pas grandi dans un paradis comme Themyscira, la Terre des Amazones, mais… en Enfer !
Lorsque nous rencontrons Diana pour la première fois, elle n’est qu’un poupon, sans doute le bébé le plus adorable de l’histoire des comics. Alors qu’elle vient d’être confiée à Circé (une ennemie de Wonder Woman dans la continuité), un serpent s’approche d’elle et montre ses crocs. Mais avant que l’animal ne puisse la mordre, Diana saisit le serpent par les mâchoires et le jette hors de son berceau. Cette scène culte n’est pas sans rappeler une histoire de la mythologie grecque où le bébé Hercule étrangla deux serpents dans son berceau qui tentaient de l’attaquer.

C’est un hommage audacieux, surtout quand on connaît la place d’Hercule dans la mythologie de Wonder Woman. Dans les années 1980, George Pérez dépeignait Hercule comme l’oppresseur des Amazones, incarnant tout ce qui était mauvais dans le «monde des hommes». En introduisant les actes héroïques de Wonder Woman de cette manière, Kelly Thompson et Hayden Sherman réinventent l’héritage héroïque comme étant fondé non pas uniquement sur la violence.
En poursuivant notre lecture, on découvre un lézard crachant du feu sur bébé Diana. Alors que ses cheveux commencent à brûler, Diana attrape le lézard et lui lance un sévère « Non, non », avant de lui faire une caresse et un bisou sur la tête, puis de le relâcher. Même lorsqu’elle est blessée, Wonder Woman ne répond jamais à la violence par la violence. En révélant que tout cela commence dès son enfance, l’écriture de Kelly Thompson montre que cette qualité est innée chez Diana, une vertu qu’elle n’a jamais eu besoin d’apprendre sur l’île du Paradis.
Et si nous abordions le fabuleux et incroyable travail artistique de Hayden Sherman ? Historiquement, Wonder Woman a oscillé entre l’utilisation de son Lasso de la Vérité, ses bracelets magiques et des armes plus traditionnelles inspirées de la Grèce antique, comme l’épée et le bouclier. Le design de Hayden Sherman fusionne l’épée et le bouclier de Diana en une seule pièce : une épée massive qui fait office à la fois d’arme et de bouclier.
La nouvelle lame de Wonder Woman évoque la Dragonslayer du manga culte Berserk de Kentaro Miura. Comme Guts dans Berserk, l’épée géante confère à Wonder Woman une présence imposante, mais elle ne nie pas pour autant sa nature protectrice.
Si son épée peut servir à terrasser des ennemis monstrueux, elle peut aussi être utilisée comme un bouclier derrière lequel d’autres peuvent se réfugier. Nous ne sommes que des humains : dès que nous voyons un personnage avec une épée géante, nous sommes immédiatement séduits. Mais ici, il est clair que Kelly Thompson et Hayden Sherman donnent un sens profond à cette nouvelle arme de Wonder Woman.

Attardons-nous aussi sur le design, le découpage et, tout simplement, la prestation visuelle d’Absolute Wonder Woman ! Si l’héroïne n’est pas sans rappeler une sorte de Kratos (God of War) au féminin, elle en impose par sa prestance, son physique et son style ! Hayden Sherman offre à Wonder Woman une taille imposante, bien plus grande que celle des hommes (et même Batman). Il n’hésite pas non plus à la représenter comme si elle s’était entraînée pendant des années, comparée aux soldats qu’elle croise. Bref, Diana en impose et continue de briser les codes de la société tout en inspirant une nouvelle image de la femme.
Son design grec façon amphore nous a captivés tout au long de ce premier tome, et nous n’avons qu’une hâte : être en avril afin de découvrir le prochain tome et d’apercevoir l’absolute Zatanna… que Kelly Thompson et Hayden Sherman nous introduiront dans ce tome 2. Et au vu des premiers designs, nous avons grandement hâte d’en savoir plus !
- Batman VS. Wonder Woman
- Absolute Zatanna
Nous n’en sommes qu’au début d’Absolute Wonder Woman, et nous sommes déjà surexcités et conquis par cette série. Comme nous le disions plus tôt, Wonder Woman a toujours montré à l’humanité une meilleure voie, et il est clair que Kelly Thompson et Hayden Sherman veulent explorer cela dans leur série. Nous avons hâte de découvrir ce qui nous attend et les réflexions que cela va inspirer dès avril 2026 !

Absolute Wonder Woman tome 1 EN LIBRAIRIE
Depuis des millénaires, les Amazones ont protégé l’humanité dans l’ombre au fil de son développement, empêchant les incursions de monstres venus d’ailleurs. Mais quand les dieux leur tournent le dos, la Princesse des Amazones, Diana, est exilée aux Enfers et le nom même des Amazones est rayé de l’histoire… Sans île du Paradis, sans la sororité qui l’a forgée en tant qu’héroïne, et sans même son rôle d’émissaire de paix… Diana reste Wonder Woman !





