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Au cours de ces 75 ans d’existence en bandes dessinées, Batman (et ses acolytes, Robin, Batgirl ou Nightwing), auront eu fort à faire face à de nombreux adversaires tous plus dangereux les uns que les autres. Mais si les justiciers sont des combattants experts, capables de maîtriser les arts martiaux ou des techniques d’autodéfense complexes, leur plus grand atout reste leur esprit aiguisé… et leurs ennemis le savent bien ! Dès lors, il ne s’agit plus seulement pour les super-vilains de battre le Chevalier Noir, mais il faut aussi l’humilier en prouvant qu’ils peuvent être tout aussi intelligents, voire plus, que « le plus grand détective du monde ». C’est pourquoi, très tôt dans l’univers des comics, les ennemis de Batman et Robin vont leur tendre des pièges à première vue insurmontables. Lors de leurs premières apparitions, Le Joker, le Pingouin, et même Double-Face, ont pour habitude de semer des indices et même de se déguiser (en vieillard, en aveugle, voire pour le Joker en policier !) afin de semer la confusion et le doute dans l’esprit des deux justiciers. De plus, il n’est pas rare que des notes laissées sur les lieux du crime recèlent des messages codés à déchiffrer ayant pour but de conduire Batman jusqu’au prochain piège : un braquage où l’attend un gang armé jusqu’aux dents, des machines farfelues d’où il faudra s’extirper, etc. Dans BATMAN #4 (hiver 1941), le Joker utilise ainsi un manoir hanté. Son visage y apparaît gigantesque, les trappes et salles cachées y abondent, et le danger peut y surgir n’importe quand et n’importe où… comme du gaz mortel échappé des lampes de la maison, par exemple !Plus encore, c’est le Sphinx qui va faire de son mode opératoire un challenge constant pour l’intellect de notre héros : Edward Nigma, amateur de puzzles, de mystères et de problèmes insolubles, va faire de cette passion une arme lors de ses méfaits. Sa première apparition, en octobre 1948 dans DETECTIVE COMICS #140, le montre en train de piéger Batman et Robin dans un casse-tête en métal géant, tandis qu’à l’intérieur, on découvre le Dynamique Duo perdu dans un labyrinthe de verre piégé par une bombe. Le Sphinx deviendra ainsi le vilain récurrent de la série télévisée des années 1960, dans lequel, chaque semaine, nos deux héros finissaient pris au piège d’un traquenard gigantesque. À eux de se servir de leur cerveau pour en réchapper in extremis dans la deuxième partie de l’épisode.Suite au succès de cette série, tous les ennemis à venir de Batman ont ainsi dû faire preuve d’ingéniosité au cours de leurs différents méfaits. Il ne s’agit pas seulement de s’improviser criminel, mais aussi de trouver LE gimmick mémorable ! Ainsi, le Ventriloque, stratège adepte des cambriolages audacieux, se terre dans un entrepôt rempli de mannequins dans son épisode éponyme diffusé en 1993. En BD, l’Almanach, quant à lui, organise ses méfaits selon les dates du calendrier, au gré des saisons et des fêtes nationales.Et quand il devient trop dur de rivaliser avec le Chevalier Noir sur le terrain intellectuel, ses ennemis tentent de contrôler son esprit afin d’en faire un atout plutôt qu’un obstacle. Que ce soit le Chapelier Fou et sa technologie sophistiquée, qui manipule les citoyens de Gotham à l’aide de chapeaux fantaisie, ou bien Poison Ivy, qui en vient à user autant de ses charmes que de ses phéromones pour envoûter le justicier, tous ont tenté de faire basculer Batman du côté obscur, en vain. D’autres encore sont particulièrement fourbes. Le professeur Hugo Strange, notamment, l’un des tous premiers ennemis du héros dans les comics. Apparu dans DETECTIVE COMICS #36 daté de janvier 1940, seulement quelques mois après le premier « super-vilain » de Batman, Docteur Death, il est, comme ce dernier, conçu sur le modèle du savant fou, très présent dans les magazines des années 1930 (les « pulps »). Utilisant la science pour commettre ses méfaits, il capture des sans abri pour les transformer en monstres mutants ou invente une « poudre de peur » pour confondre les autorités. Des années plus tard, des auteurs plus jeunes emmèneront Strange sur un terrain plus psychologique : dès lors, il voudra à tout prix percer le secret de l’identité de Batman afin de porter un coup fatal à sa lutte contre le crime. Obsédé par le justicier, Hugo Strange finira même par s’identifier à lui, tentant d’endosser son costume dans les épisodes écrits par Steve ENGLEHART et dessinés par Marshall ROGERS (DETECTIVE COMICS #471-472, de 1977, dans DARK DETECTIVE, coll. DC Essentiels), ou bien ceux écrits par Doug MOENCH et dessinés par Paul GULACY (LEGENDS OF THE DARK KNIGHT #11-15, de 1990, dans LA PROIE D’HUGO STRANGE, coll. DC Nemesis).Mais le plus redoutable de ces stratèges ennemis n’est autre que Ra’s al Ghul : le leader d’une organisation criminelle doté d’un avantage certain sur son ennemi, les liens qu’entretient ce dernier avec sa propre fille, Talia. Ra’s sait que la fidélité de sa fille à son égard peut faiblir par rapport à l’amour qu’elle éprouve pour le Chevalier Noir, mais qu’au final, son emprise sur elle restera toujours aussi grande… Ce sont ces multiples ennemis, savants fous et cerveaux criminels que vous allez retrouver dans les épisodes qui vont suivre. Charismatiques et intimidants comme le Joker, tragiques comme Mr Freeze, ou bien tout simplement loufoques comme le trio terrible, Batman et ses acolytes ont du pain sur la planche !

 

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 Batman Aventures volume 4

Les fêtes de fin d’année approchent.Bien que le Joker soit derrière les barreaux et Harley Quinn dans la nature, le couple terrible conspirent pour remplacer le spectacle de Noël organisé pour les détenus d’Arkham par une prestation de leur cru. Un show aux effluves hallucinogènes qui sème la panique chez les criminels les plus coriaces, et contraint le célèbre Chevalier Noir à affronter, lui aussi, ses pires cauchemars. 
Contenu : BATMAN ADVENTURES volume 4 (Batman Adventures #28-36 + Holiday Special + Annual 2)

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