LA FORTERESSE DE SOLITUDE
Havre de paix

Depuis sa création, Superman a vu tout un folklore se développer autour de lui, empli d’objets mais également de lieux merveilleux et surprenants. Sa fameuse Forteresse de Solitude, où il conserve les traces de ses exploits, fait partie de ces éléments constitutifs du mythe.

Surhomme capable de sortir la planète de son orbite, Superman est néanmoins parvenu à se fondre dans l’humanité sous l’apparence de Clark Kent. Mais il éprouve de temps en temps le besoin de se ressourcer. Afin de satisfaire ses aspirations à la solitude et au recueillement, il a bâti un endroit dans lequel il peut méditer, qu’il a baptisé sa « Forteresse de Solitude ».

Petit chez-soi

Très tôt dans sa carrière, le dernier Fils de Krypton éprouve le besoin d’utiliser un quartier général. Dans Superman #17, daté de juillet 1942, les lecteurs apprennent l’existence d’une « Citadelle Secrète », située à flanc de roche dans la périphérie de Metropolis. Dans le numéro 58, daté de mai 1949, l’endroit est rebaptisé Forteresse de Solitude, mais il semble avoir déménagé, puisque le texte précise qu’il est situé dans une « zone polaire ».

Il faudra attendre 1958 et la parution d’Action Comics #241 pour que les choses se précisent, à l’occasion d’une histoire intitulée « La Super-clé du Fort Superman ». Le récit présente un décor de montagne enneigée, associant le repaire de Superman au froid et à la roche. C’est ainsi que se répandra l’image de la forteresse, situé dans un désert où règne des températures extrêmes, loin de toute ingérence humaine.

Ici et ailleurs

Au fil du temps, la forme et l’emplacement de la Forteresse de Solitude ont varié. Dans la version cinématographique qu’en donne Richard DONNER à l’occasion du film de 1978, l’endroit est composé de cristaux donnant à l’installation une allure glaciale, îlot de culture kryptonienne à la surface de la planète. Cette version marquera durablement les esprits, et les motifs des cristaux et de la glace se retrouveront dans de nombreuses versions suivantes.

Dans les années 2000, en revanche, la Forteresse utilise une technologie dite de « tesseract », se situant dans une dimension de poche plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur. Son ami John Henry Irons, alias Steel, donne à Superman le moyen de pénétrer mais également de verrouiller l’entrée du lieu, dont il fait un sanctuaire. La localisation géographique évoluera également, puisque la Forteresse sera pendant un temps installée dans la forêt amazonienne.

Un véritable musée

Si la Forteresse de Solitude matérialise une trace de culture kryptonienne sur la planète, à l’intérieur, Superman conserve des souvenirs de ses missions passées, mais également des vestiges de la civilisation qui l’a vu naître, même si Krypton a été détruite alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson. L’une des idées du film de DONNER, à savoir que les cristaux contiennent des enregistrements de Jor-El, a été reprise dans certaines bandes dessinées, permettant à Kal-El d’entretenir un contact, même imparfait, avec un père et une culture qu’il était trop jeune pour avoir réellement connus.Selon les époques, le vaste complexe aux dimensions imprécises mais colossales abrite une salle des trophées, un zoo galactique assemblant des espèces animales venues des quatre coins du cosmos, des statues géantes de Jor-El et Lara, ses parents biologiques, parfois flanquées de représentations de Jonathan et Martha Kent, les parents adoptifs l’ayant recueilli enfant dans leur ferme au Kansas. Il arrive même que la Forteresse soit dotée d’un projecteur à Zone Fantôme, un appareil permettant de pratiquer une ouverture vers cette dimension de poche où sont traditionnellement enfermés les prisonniers kryptoniens.

Que de souvenirs

La Forteresse de Solitude a été le lieu de nombreux épisodes marquants de la carrière du héros. C’est entre ses murs qu’il affronte Mongul, dans les pages de Superman Annual #11, écrit par Alan MOORE et dessiné par Dave GIBBONS (à lire dans Les Derniers jours de Superman, collection « DC Deluxe »). De même, c’est à partir de la Forteresse qu’un module de stase partira en direction de Metropolis peu après le combat contre Doomsday, permettant d’assurer la survie du héros (à lire dans La Mort de Superman, deux tomes, collection « DC Essentiels »).

Autre élément essentiel du mythe, les Robots Superman, qui lui ressemblent et occupent des tâches subalternes, ont longtemps habité les lieux, assurant la maintenance des couloirs et la surveillance des urgences. Aujourd’hui, le robot Kelex perpétue cette présence robotique, officiant en guise de majordome, dépositaire d’une tradition mêlant les cultures kryptonienne et terrienne.

Dans l’Univers DC actuel, tandis que le Superman d’une Terre parallèle vient de reprendre le rôle de son homologue défunt, la Forteresse de la Solitude est désormais bâtie dans le flanc d’une montagne escarpée, ce qui décourage les tentatives d’invasion. Le héros y a reconstruit de mémoire ce qu’il croit se rappeler de celle qu’il possédait sur sa Terre d’origine. Une fois de plus, Kelex est présent, assurant la surveillance d’un lieu sur lequel règnent les statues de ses quatre parents.###LÉGENDES :

1) C’est dans la Forteresse de Solitude que Superman dépose Kandor, la fameuse ville en bouteille abritant des survivants Kryptoniens. Extrait d’Action Comics #242, dans Superman Anthologie (dessin d’Al PLASTINO).

2) La Forteresse de Solitude a longtemps été le lieu duquel émanent les urgences nécessitant l’intervention de Superman. Extrait d’Action Comics #544, dans Superman Anthologie (dessin de Gil KANE).

3) Alors qu’il vient d’adopter un jeune Kryptonien, Superman consulte les enregistrements de Jor-El. Extrait d’Action Comics #845, dans Geoff Johns présente Superman tome 1 (dessin d’Adam KUBERT).

4) En proie au doute, Superman s’isole de l’humanité et se recueille dans sa Forteresse de Solitude. Extrait de Superman : Pour Demain (dessin de Jim LEE).

 

 Justice league rebirth #4

On pourrait croire que la Ligue de Justice n’a peur de rien. Et pourtant, Bryan HITCH, Tony S. DANIEL, Matthew CLARK et Tom DERENICK vont nous expliquer qu’il n’en est rien. Qui est donc ce mystérieux Clark Kent qui assiste aux exploits de Superman ? Dan JURGENS et Patrick ZIRCHER nous réservent la réponse dans un récit en deux épisodes. À Central City, Flash découvre enfin l’identité de Godspeed, le Bolide qui tue ses semblables afin d’absorber leur connexion à la Force Véloce, par Joshua WILLIAMSON et Carmine DI GIANDOMENICO. Dans l’espace, Hal Jordan décide d’affronter la « machine à peur » de Sinestro, mais son ancien mentor a encore bien des atouts dans sa manche, par Robert VENDITTI, Ethan VAN SCIVER et Rafa SANDOVAL. (Contient les épisodes US JUSTICE LEAGUE #5 et #6, ACTION COMICS #963 et #964, THE FLASH #7 et #8, HAL JORDAN AND THE GREEN LANTERN CORPS #5 et #6)

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