Lorsqu’il fait son apparition dans Detective Comics #58 (décembre 1941), le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger voit dans cet amoureux des oiseaux, et amateur de parapluies en tout genre, l’occasion d’apporter une certaine classe à une galerie d’antagonistes qui comptait déjà une cambrioleuse de charme (Catwoman), un docteur/savant fou (Hugo Strange), un clown sadique (le Joker) ou encore un psychologue désaxé (L’Épouvantail). 

splendeur du pingouin

Qui connaît réellement le pingouin ? Découvrez son origine dans La Splendeur du Pingouin

Rond, court sur pattes, paré de son complet et haut de forme, affublé d’un nez rappelant le bec de l’oiseau devenu son emblème, Oswald Chesterfield Cobblepot n’est pas exactement l’image que l’on se fait du gentleman typique. Reste que le vilain petit canard de l’univers Dc a su imposer le respect et s’attribuer une place de choix parmi les prédateurs de Gotham. S’il fascine par sa laideur, le Pingouin est craint dans un premier temps pour son intelligence et la sophistication de ses parapluies meurtriers, incapacitants, planants, hypnotisants, etc. Incarné par Burgess Meredith dans la série télévisée des années 60, c’est avant tout ce côté burlesque que l’on met en avant.

L’horreur et la dangerosité du personnage se cristalliseront définitivement avec l’interprétation macabre de Danny Devito, dans le très gothique Batman Returns de Tim Burton (1992). Une vision très noire du personnage que l’on retrouvera dans la série animée de Paul Dini et Bruce Timm, et dont la voix ne sera autre que celle du doubleur officiel de Danny Devito : Philippe Peythieu.  Son esprit rationnel lui permet néanmoins d’entretenir une relation singulière avec le protecteur de Gotham. véritable plaque tournante d’informations des réseaux criminels de la ville, le Pingouin est avant tout un homme de pouvoir, un trafiquant d’influence et donc d’informations. Pendant criminel d’oracle, Oswald monnaye ses informations aux plus offrants et s’inscrit sans doute comme l’adversaire de Batman le plus en phase avec notre société moderne.

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Depuis le milieu des années 90, il opère d’ailleurs au vu et au su de tous, sous les allures très respectables du patron de La Banquise (Detective Comics #683), club flottant situé dans la baie de Gotham. Aussi, plus il évolue, moins le personnage se dresse comme une menace physique et préfère à l’usage de parapluies la manipulation et l’intoxication mentale. sa position de « parrain » de l’information le place donc régulièrement sur le chemin du chevalier noir qui, s’il tolère ses activités parallèles, entend bien tirer du Pingouin les données nécessaires à ses enquêtes.

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Les dernières incarnations du Pingouin le décrivent ainsi sous le jour d’un criminel en col blanc, opérant à visage découvert et capable d’établir son empire avec une violence tout du plus symbolique que ses compagnons de crime. D’informateur pour le milieu dans Amère Victoire (2000), il devient le responsable de la sécurité des casinos Wayne, dans la réalité alternative de Flashpoint, fournissant au batman de cette dimension, Thomas Wayne, des informations sur les cercles criminels de sa clientèle. Dans Batman Earth-One de Geoff Johns et Gary Franck (à paraître), il apparaît en maire corrompu de Gotham. Enfin, dans les Portes de Gotham, Scott Snyder place Cobblepot comme l’héritier de l’une des familles fondatrices de Gotham City, avec les Wayne et les Elliot.

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